Avec les réseaux sociaux et toutes les possibilités que nous avons de se mettre en contact les uns avec les autres, notre utilisation du web devient parfois excessive et nous plonge dans un certain déséquilibre. Aujourd’hui je trouvais intéressant de te parler d’une étude faite sur les besoins compensatoires, et notamment sur l’utilisation de Facebook. Une étude menée par Sheldon, Abad, & Hinsch (2011), (tu peux trouver l’étude complète avec le lien au bas de l’article).  Ce qui est intéressant dans cette étude, c’est qu’elle confirme selon moi, l’importance de prendre du temps pour soi et nous ramène encore une fois à la méditation. Si l’on prend un temps d’arrêt et qu’on se permet d’être conscient à notre discours intérieur, on trouve la source de nos soucis et on se donne la chance de s’en occuper, ce qui nous évite de se perdre dans un ensemble de pratiques à la recherche d’on ne sait trop quoi. Vous comprendrez le lien que je fais en lisant la suite de l’article.

Lorsque l’on parle de besoins compensatoires, c’est une façon de nommer ou plutôt de questionner notre environnement, à savoir si celui-ci satisfait réellement nos besoins puisque nous cherchons à les combler de différentes façons, parfois en vain.

Le présent exemple a questionné le rôle de l’utilisation de Facebook, à savoir si elle cherche à satisfaire le besoin d’affiliation ou plutôt à combler un manque d’affiliation. J’entends ici par affiliation le sentiment d’appartenance, qui se traduit par le besoin d’établir des liens émotifs de proximité et d’attachement avec les autres. Ce sentiment que je connecte avec les autres, que je peux me fier sur eux en cas de difficulté et que je peux les aider en retour. C’est le sentiment d’être aimé et accepté par ses proches ou par les gens d’un milieu (Deci & Ryan, 2000).

Dans l’étude, ils ont mesuré selon l’usage habituel de facebook des participants, leur sentiment de connexion (sentiment d’être proche et connecté envers les gens qui sont importants pour eux) et leur sentiment de déconnexion (sentiment d’être seuls). Ils ont conclu qu’autant le sentiment de connexion que de déconnexion étaient associés à l’utilisation de facebook. Ils leurs ont ensuite demandé d’en cesser l’utilisation pendant 48h.

Les résultats se traduisent ainsi :

  • Pendant le 48h d’arrêt, le sentiment de déconnexion est resté stable.

  • Le sentiment de connexion a diminué.

  • Lorsqu’ils ont repris l’accès à facebook, les résultats indiquent que l’usage a considérablement augmenté, ce qui serait directement lié au fait de s’être senti déconnecté et d’avoir besoin de satisfaire son besoin d’affiliation.

  • Donc, plus on se sent déconnecté, plus on désire aller sur facebook afin de satisfaire notre besoin d’appartenance.

L’utilisation de facebook et de tous les réseaux sociaux a un ensemble de bons côtés dont il faut profiter ! Ce que je crois par contre c’est qu’ils comportent leurs limites et qu’il faut savoir s’en servir de façon équilibrée afin d’être conscient et à l’écoute de nos besoins. Parfois, nous abusons et passons beaucoup trop de temps devant notre ordinateur. La clé est d’avoir un mode de vie sain et équilibré avec de l’activité physique, des rencontres avec les amis/ la famille, une alimentation saine, des heures de sommeil équilibrées, etc. Et ce qui importe le plus, c’est d’être en mesure de vous connaitre et vous permettre de savoir ce dont vous avez vraiment besoin pour être en mesure d’y arriver. De là l’importance de la méditation, c’est vous accorder le droit d’être bien et de prendre les moyens pour y arriver.

Voici le lien de l’étude à laquelle je me suis référée : http://people.uncw.edu/hakanr/documents/twofactortheoryoffacebookuse.pdf

Participation spéciale de Virginie Brière, travailleuse sociale à Montréal pour la rédaction de ce texte.

Entraîneur Privé Charles Lamontagne - Coach sportif à Montréal | Kinésiologue - Personal Trainer

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